Les zombies sans patrie

Je suis choqué. Qu'aujourd'hui, en 2025, près de 10 ans après la création de ce blog associatif et cette volonté d'exposer l'horreur et l'hypocrisie quotidienne du monde occidental à l'égard de la population zombie, nous constations encore une telle ostracisation dans la société de cette population. Dont la condition s'est même dégradée dans les cas des quelques représentants du groupe qui tentent la traversée des océans, l'espoir dans les yeux et le regard tourné vers un continent occidental qui se prétend à la pointe du progrès social, le tout pour finir dans un système concentrationnaire que les pires heures de Dachaud feraient passer pour un camp de vacances du club med. Un traitement indigne et déshumanisant qui nous fait encore une fois prendre conscience de l'abysse insondable de l'ignominie capitaliste.

 

                                                              Vous oseriez leur dire non ?

Leur périple commence en terre africaine. Hagards et pantelant dans leur démarche, les zombies entendent parler de la richesse occidentale et d'un système généreux, qui pourrait enfin leur offrir l'accueil et la dignité que les autres africains vivants leur refusent quotidiennement. Harcelés, chassés et parfois tués une seconde fois, de nombreux zombies n'atteignent jamais la mer, succombant à la médiocrité humaine, ou étant régulièrement réduits en esclavage par des humains peu scrupuleux. Des centaines n'ont jamais la chance de commencer leur traversée, et se retrouve dans des réseaux de travaux forcés ou d'exploitation sexuelle.

 

Une moitié cependant parvient jusqu'à l'eau et commence sa traversée. Mais les risques sont grands. Certes, les zombies ne peuvent se noyer, ils coulent et marchent sur le fond, espérant ainsi traverser l'immense étendue que représente la mer Méditerranée. Mais combien se perdent ? Se retrouvent bloquer dans des failles ? Se heurtent aux montagnes de déchets déversés par la folie de l'occident qui s'effondrent sur eux et les empêchent d'atteindre leur but, bloqués sous l'eau et lentement dégradés par le sel et la faune locale ? Beaucoup trop ! C'est pourquoi nos collègues des associations de sauvetage pour migrants vont donc directement à proximité des côtes africaines, pour  limiter au maximum les risques encourus par ces citoyens du monde et ainsi assurer leur transit à bon port de la façon la plus sûre qui soit. La méthode est d'ailleurs si efficace qu'on a constaté depuis une augmentation des flux et de la demande, qui a été donc suivi d'une augmentation des subventions d'états pour accélérer les flux, ce qui témoigne au moins d'une volonté d'expiation de la part des autorités. Après les affres du colonialisme, c'était le moins que l'on pouvait faire pour ces pauvres exploités.

 


 Et une fois sur le continent, ils sont déchargés. La plupart sont pris en charge par des associations subventionnées, mais fuient dans les premiers jours qui suivent leur arrivée, persuadés que la clé de leur succès se trouve ailleurs. Encore un témoignage du manque de moyens de nos associations qui se retrouvent dans l'incapacité de pouvoir prendre en charge l'intégralité des flux de ces nouveaux arrivants, qui nous parviennent avec toute l'expérience nécessaire pour participer à notre société. Certes, nous sommes sans arrêt critiqués par l'extrême droite, qui parle (comme d'habitude) d'argent en demandant pourquoi les travailleurs français devraient payer pour des gens qui n'ont jamais cotisé et qui seraient source d'un "sentiment d'insécurité". Quelle fin de race pitoyable. Pourquoi tout apport à la société devrait-il être répertorié sous forme d'argent ? Ne voyez vous pas le courage ? La volonté ? L'incroyable persévérance qui ont permis à ces gens de monter dans le bateau et de débarquer sur nos côtes ? N'êtes vous pas émus par les souffrances endurées au cours d'une existence passée dans l'ombre du colonialisme blanc ? Encore une fois, la droite nous donne raison dans toute son inhumanité, et mérite bien sa disparition, qu'on accélèrera bien volontiers quand l'opportunité arrivera (#charlykirk).

 

Des barbelés, des clotûres électriques... Oui, on a déjà vu ça quelque part... 

Toujours est-il que le sort des zombies réfugiés est préoccupant. Une fois arrivés sains et saufs, la bureaucratie autoritaire commence à récriminer sur leur statut de travailleurs illégaux (comme si les lois comprenaient la compassion). Certes, des assouplissements commencent à s'opérer, notamment dans le secteur de la restauration, qui a besoin de ces gens pour accomplir des journées de 10h-15h et 18h-23h au salaire temps partiel de 800€/mois. Rappelez vous, ces gens viennent pour faire les boulots que vous refusez de faire ! Bande de feignasses blanches assistés ! Ils prennent seulement ce que vous n'avez plus le courage de faire, ils ne vous remplacent pas. Le grand remplacement, ça n'existe pas. Il n'y a que la volonté de travailler dur qui animent ces héros zombies du quotidien, qui travaillent dur pour s'intégrer dans cette société en pleine mutation. 

 

                                                              Soyez humain, tendez la main...

 

Alors merci ! Merci à vous les grey skins qui vous donnez à fond pour apporter toute votre énergie à cette société occidentale en déliquescence. Merci à vous les collègues bateliers qui leur permettent d'atteindre le paradis que nous leur devons. Après tout, vu la lutte que ces personnes mènent pour pouvoir venir jusque chez nous, ne sont-elles pas plus méritantes de la nationalité que les bovins immondes qui se sont simplement contentés de se laisser naître ici ? La citoyenneté de certains n'aurait-elle pas plus de valeur que certaines autres ? Dans ce grand hôtel qu'est la France, qui devrait finalement, recevoir le statut de VIP ? 

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