De la pureté militante et l'appropriation culturelle
Nous connaissons tous des militants ou autres sympathisants à la cause qui parlent peu, mais qui acquiescent à nos idées et nos méthodes. Mais ce n'est pas la conviction ou la détermination qui anime ces gens. C'est la culpabilité. La culpabilité n'est pas forcément un mal au premier abord, elle témoigne de la sincérité de la personne et de l'envie d'initier un changement. mais voilà, il ne s'agit que de la première étape, et nombre de gens restent bien confortablement installés dans cette position, à vouloir changer les choses sans agir si changer de comportement.
Ces larves sont les gauchistes blancs, si préoccupés par l'affichage public de leur humanisme qu'ils acquiesceront à toutes nos revendications sans jamais se battre pour elles. Ils profiteront des salaires de papa/maman, des pistons pour des postes de bourgeois privilégiés... Car ils ignorent tout de notre souffrance et ne sont motivés que par un orgueil démesuré. Bien évidemment, cela ne vaut pas pour tous les visages pâles. Certains font partie de communautés aux souffrances authentiques (LGBTQIWCFDP++, sémite, obèses, handicapés...) ou en voie de reconnaissance, et eux ont vocation à parler en leur nom de le communauté, mais aucune légitimité à parler de la nôtre. Que valent quelques bons mots devant l'océan de souffrances quotidiennes que nous traversons ? Aucune intégrité, aucune pureté, ces gens sont englués dans un concensus mollasson qui dégouline de tous leurs orifices, chassé par le cancer de leur mauvaise conscience politico-maso.
D'autant plus que ces gens là sont les premiers à pratiquer l'appropriation culturelle. En ces temps s'approchant d'Halloween, combien de grey-face croisons nous dans les rues ? Dans les maisons ? Dans les fêtes foraines ? Avec leur maquillage cheap et leurs éclats de rire blessants ? Une chape de plomb qui vient noyer de honte les peaux grises jusque dans les rares moments d'euphorie collective. Et tout cela pour quoi ? Pour s'approprier notre culture ! Parfaitement, et je pèse mes mots, pour s'approprier la culture du zombie. Sa façon d'être, de marcher, de souffrir constamment la pression de la société occidentale, tournée en caricature par un égo mal placé, qui tente de faire passer la provocation et l'injure pour un hommage affectueux et une plaisanterie. Les grey-faces ne sont pas une plaisanterie. C'est du racisme. Encore plus grave que celui des noirs, car eux au moins, la société les protège (mal car le racisme systémique opère toujours, mais de mieux en mieux avec les militants qui intègrent peu à peu les effectifs étatiques). Et ces gens blancs qui ne pensent pas à mal en se déguisant ne commettent rien de moins qu'une provocation à la haine.
Erk...

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